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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:03
Trottoir (A perdre alène 1)

Comme d’hab’, rien vu, il a rien vu de ce qui se passait ici.

Mettre les pieds où il ne faut pas, faux pas, pas décalés, juste un faut pas pour un faux pas.

Marre, il se marre pour ça et puis……………

J’en peux plus de tous ces pas/fautpas/fauxpas. Je n’en peux mais comme disait la grand-tante de la cousine au Marcel.

Je ne choisis même pas mon vêtir revêtement cloche à vivre dehors par tous les temps et tant d’hiver vla l’beau vent, v’la joli vent, comptine, tu parles ! oui je parle et je te dis marre.

Tu t’y vois toi comme ça revêtu de peu à la merci de tous ces pas/fautpas/fauxpas

Au départ je me voyais plutôt à la mode Saint-Lazare, comme égaré peut-être mais pas perdu, chemins croisés portant les pas fautpas fauxpas pour une attente ou un départ pour un départ vers l’eau d’ailleurs ou l’eau delà à la fontaine de vie, de jouvence où jouvencelles et jouvenceaux attendent un instant le sifflet d’arrêt de jeu

Coup-franc et coups en vache je les vois les vies qui passent se jettent à souffle perdu histoire de croire un peu une vie belle comme ça, une vie belle comme ton cœur qui patraque au premier fautpas faux pas

Pas perdus devaient être mon destin et puis voila badaboum changement de décors je suis là las de toute cette merde dans cette rue des petites écuries rupine aujourd’hui et hier, en crottin passé des chevaux, carrioles caracolant, collant mouches sur ma trogne. Point. Des mouches si mais point

A la ligne avec la majuscule qui crie mon nom Liberté,,,,,,,,,,,,,,, non rêv’e pas mon julot.

Tes mômes à force de me marcher partout sur un corps piteux et sale... s'inventeraient des romans si ...corps si lisse que personne jamais n’imagine que je flaque par tous les temps sous les pas fautpas fauxpas, vêtement d’été, d’hiver, d’automne, de printemps, neige, cagnard, pluie, vent v’la qu’il est joli. Par toutes les heures, peu d’heurs, nuit suit jour suit nuit suit jour et passe imper passe et manque glisser.

Se faire piétiner tout le jour durant tu tiendrais toi, moi peux plus marre de toutes ces godasses sport derby mocassin bottine chausson spartiate et avant galoche sabot mitaine

ça y’est tu vas dire « mitaine, t’es branque, arrête un peu de jacter pour ne rien dire, de baver ta petite haine de trois sous ».

DUCON c’est pas d’la haine, c’est des mots, j’ai droit non ! j’ai droit de dire non ! et pour les mitaines c’était un antipodiste du cirque à force d'antipoder il a fini par marcher sur la tête enfin je veux dire sur les mitaines pour libérer les pieds il était beau et ses mains étaient douces alors je m’en souviens c’était juste avant qu’on décide d’échanger mes pavés pour du maqueàdame.

La puanteur ce jour-là, j’ai cru crever

J’ai jamais su pourquoi il marchait sur les mains lentipaudiste il était beau et ces mains étaient douces je m’en souviens j’aurais aimé au moins lui pour une fois de rien qu’il se glisse entre mes pavés

Il est passé, pour moi c’était le pied, là juste un moment, en passant il avait les mains douces hier ou avant je ne sais plus trop

Je reçois toutes les marques des êtres qui passent là sur mon cœur sur ma peau, j’aimerais qu’ils s’arrêtent de trotter de courir une seconde juste le tant de joie dans ma tête de siffler des refrains, oublier qui je suis invisible matière et pourtant

Et les chiens hein les chiens Apprenez leur le caniveau qui se laissent aller les chiens pour un oui pour un non pour un besoin urgent pour un plaisir de la truffe qui sent l’autre au moins eux sentent l’autre les hommes peuvent pas se sentir personnages sans odeur

Les chiens je les aime bien quand tête baissée il me flaire je m’demande si c’est pas parce qu’ils savent eux ils me voient eux par le nez je suis piffé par les chiens alors moi enfin je les aime bien les chiens

J’dis du mal des hommes mais c’est pour dire car j’ai pas de haine particulière la haine de trottoir tu vois un peu l’affiche à la une des crottidiens

« un trottoir désespéré s’ouvre en vide sur la route des pas perdus fautpas fauxpas douze morts. Haine ? vengeance ? un bataillon de psycholangues vient en aide aux rescapés »

Non j’ai pas de haine fatigué un peu

un peu de repos ou un peu de considération j’ai même pas envie de la rue d’Paradis, une impasse peut-être un peu de calme un peu d’île Saint-Louis

Rue piétonne tu parles j’en ai des souvenirs une rue à moi tout seul

Je n’suis plus rien je suis tout, rue piétonne, rue piétine, non, non, non, vanité

Une impasse oubliée aussi des refrains

une impasse pour de rien comme si …

comme si, conditionnelle à perpète

comme si

comme dans les jeux de gosses

A perdre alène 1 (Faire le trottoir) Yannick Racapé 04/2015

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Published by Yannick Racapé - dans A perdre alène
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