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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 21:11

Souvenirs d'enfance de cette voix qui attirait et fascinait l'enfant que j'étais et qui me faisait un peu peur!!!

Marianne Oswald, nom de scène de Sarah Alice Bloch 1, est une chanteuse et actrice française née le 9 janvier 1901 à Sarreguemines 2 en Moselle et morte le 25 février 1985 à Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne.

Biographie

Fille d'un père lorrain et d'une mère originaire d'Alsace, Marianne Oswald naît à Sarreguemines, pendant la première annexion allemande. Orpheline à l'âge de seize ans, elle est alors envoyée en pension à Munich3.

Marianne Oswald entame sa carrière de chanteuse dans les années 1920, dans les cabarets de Berlin, après avoir été opérée d'un goitre thyroïdien, selon ses termes « après s'être fait trancher la gorge »3.

En 1931, du fait de la montée du parti nazi et de la menace qu'il faisait peser, elle s'exile à Paris, où elle introduit dans la chanson française des techniques propres à l'expressionnisme allemand. Elle séduit par sa diction très particulière, son « parlé-chanté » brechtien, un accent dialectal mosellan, sa voix tour à tour brute et tendre.

Elle enregistre en juin 1932, pour la firme Salabert, ses deux premières chansons : En m'en foutant et Pour m'avoir dit je t'aime, avec le pianiste Henri Monfreid. Elle se produit au Bœuf sur le toit où elle chante les chansons de Bertolt Brecht et Kurt Weill : La Complainte de Mackie, La Fiancée du pirate, Le Chant des canons, Sourabaya Johnny… Sa voix plaît à Jean Bérard, président de Columbia France, qui lui fait enregistrer ces deux dernières chansons ainsi que deux autres de Jean Tranchant, La Complainte de Kesoubah et Le Grand Étang. En mars 1934, elle enregistre encore Le Jeu de massacre, chanson d'Henri-Georges Clouzot sur une musique de Maurice Yvain.

C'est la même année que Jean Cocteau lui écrit Anna la bonne, « chanson parlée » qui sera suivie par La Dame de Monte-Carlo en 1936. Anna la bonne donnera également lieu, en 1958, à un court-métrage éponyme de Claude Jutra.

En 1934, Marianne Oswald chante à Pleyel la chanson Appel, de Jean Tranchant. Elle est sifflée, mais Jacques Prévert prend sa défense avec quelques amis. De cette rencontre naît une collaboration fertile entre le poète et la chanteuse : dès avril 1935, elle enregistre Embrasse-moi, sur une musique de Wal-Berg.

Pendant l'été 1934, un fait-divers scandalise Jacques Prévert : une trentaine d'enfants s'étant évadés du bagne de Belle-Île-en-Mer en réponse aux violences des surveillants du réfectoire, l'administration propose une prime de vingt francs pour chaque enfant capturé ; les badauds et les touristes se joignent au personnel du bagne pour leur donner la chasse. Prévert réagit en écrivant d'une traite le poème Chasse à l'enfant, mis en musique par Joseph Kosma et enregistré par Marianne Oswald le 20 octobre 1936. Prévert a aussi l'intention de tirer de l'anecdote un film [réf. nécessaire], mais celui-ci ne voit jamais le jour.

En décembre 1937, le contrat d'exclusivité de Marianne Oswald chez Columbia prend fin avec une autre chanson de Prévert et Kosma, Les Bruits de la nuit.

En 1938, elle entame une carrière d'actrice dans Le Petit Chose de Maurice Cloche avec Arletty. Puis, de 1940 à 1946, elle s'exile aux États-Unis où elle se produit dans les cabarets et à la radio.

De retour à Paris, elle joue de nouveau au cinéma, dans Les Amants de Vérone (1949) et plus tard dans Le Guérisseur (1954), Notre-Dame de Paris (1956), Montparnasse 19 et Sans famille (1958).

Elle se consacre ensuite à la production d'émissions télévisées pour enfants, elle intervient également à la radio, sur Paris Inter (Terre des Enfants dans l'émission les Beaux Jeudis de Maurice Pauliac).

Marianne Oswald meurt le 25 février 1985 à Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne.

« Je suppose que c'est cette puissance rouge d'incendie, de mégot, de torche, de phare, de fanal, qui l'habite, cet acharnement de braise, cette chaleur de gaz d'acétylène, de magnésium et de lampe à souder, qui forment l'efficacité de cette chanteuse, de cette mime que bien des esprits repoussent, mais qui s'impose malgré tout. » (Jean Cocteau - Mes Monstres sacrés - Encre 1979)

Source wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marianne_Oswald

Ci-dessous deux liens d’émissions sur Paris Inter (RTF)

https://www.youtube.com/watch?hl=fr&gl=FR&v=F5qa1KoBIrg

https://www.youtube.com/watch?v=gY5aNcwjdMo

A lire à propos de Marianne Oswald

http://www.highfun.com/blog/?p=424

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Published by Yannick Racapé
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