Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 18:28

Le Temps des Cerises (1866)

Quand nous en serons au temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur !

 

Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles...
Cerises d'amour aux robes pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang...
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !


Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour,
Evitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour !


J'aimerai toujours le temps des cerises,

C'est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !

Et dame Fortune, en m'étant offerte
Ne saurait jamais calmer ma douleur...

J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur
 !

 

 

Paroles de Jean-Baptiste Clément (1837-1903)

Musique de  Antoine Renard (1825-1872) 

 

 

 

 

 



 

 


Par Yannick Racapé - Publié dans : Chanson
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 17:07

 


 

 

Paul Louka, de son vrai nom Vital-Paul Delporte, né à Marcinelle en 17 août 1936, mort à Montignies-sur-Sambre le 23 juillet 2011, est un auteur, compositeur, interprète, comédien, écrivain, peintre, et saltimbanque belge.

En 1959, après une rencontre avec Jacques Brel, il « descend » trois ans à Paris pour se produire de cabaret en cabaret (Chez Moineau, La Bolée, Ma cousine, La Colombe, Le Cheval d'Or, Le Port du salut, L'Échelle de Jacob, La Tête de l'art, Les Trois Baudets, etc.). Il rencontre des artistes tels que Raymond Devos ou les Frères Jacques et entame à partir de 1962 une grande amitié avec Georges Brassens, avec qui il se produira en première partie à Bobino.

Ancien administrateur délégué de la SABAM (de janvier 1996 à décembre 2009), il est le frère du peintre Charles Delporte ainsi que du poète Jacques Viesvil (Jacques Delporte, instituteur), parolier de plusieurs de ses chansons. Il est également le cousin germain d'Yvan Delporte, figure marquante de la bande dessinée belge et du journal de Spirou.

Source Wikipedia

 

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GODB  Charleroi  La Charité

Par Yannick Racapé - Publié dans : Chanson
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 10:40

... de Philippe Torréton à Jean Ferrat.

 

Merci Jacques de la transmission car, même si cette lettre est apocryphe, le contenu me va bien. Un peu plus d'un an après la disparition de Jean Ferrat, un petit rappel des engagements politiques et humanistes, pour ne pas dire humains de ces artistes. (Créateurs dans les arts, qui, comme les oiseaux dans les airs, nous croquent un dessein de leurs plumes...).

 

Cette lettre n'est peut être pas de Torreton, mais on me l'a vendu comme telle et je vous la sers telle quelle...

L'essentiel, c'est qu'elle soit bien écrite, n'est-ce pas pas ?

 

 

Jean,

J'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J'aurais

aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore les jeunes

pousses plus tôt au printemps, la preuve, j'étais à Entraigues il n'y a pas si

longtemps et je n'ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c'est sacré !

Pardon te t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où

tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent

pas le débat d'idées , je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n'as

que les titres d'une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te

tenir au parfum, mais l'heure est grave!

Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien

chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et

rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des

puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail,

qui s'abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de

management, celle qui s'immole devant ses collègues de bureau, celle qui

se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des

efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle

qui se fait virer à coups de charters, celle que l'on traque comme d'autres

en d'autres temps que tu as chantés, celle qu'on fait circuler à coups de

circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui

savent déjà que le meilleur n'est pas pour eux, celle à qui on demande

plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que

leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs

propre pays qui vivent dehors et à qui l'on demande par grand froid de ne

pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se

réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres

pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro

augmente, celle qui par manque de superflu arrête l'essentiel...

Jean, rechante quelque chose je t'en prie, toi, qui en voulais à D'ormesson

de déclarer, déjà dans le Figaro, qu'un air de liberté flottait sur Saigon,

entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer

que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter

maintenant ? Pas le rock français qui s'est vendu à la Première dame de

France.

Ecris nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire

devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et

tout ceux qui le soutiennent !

Jean, l'huma ne se vend plus aux bouches des métro, c'est Bolloré qui a

remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l'info juste, on

fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut

remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs... Tu

l'aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes

fantoches qui se font mandater par l'Elysée pour avoir l'honneur de poser

des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes

sévères et grivoises avec vendu...

Jean, l'argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang

de ces ingénieurs français. La justice avance péniblement grâce au courage

de quelques uns, et l'on ose donner des leçons de civilisation au monde...

Jean, l'Allemagne n'est plus qu'à un euro de l'heure du STO, et le chômeur

est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles

noires gonflées par l'haleine fétide des renvois populistes de cette droite

"décomplexée".

Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue,

l'homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n'est plus aux

hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les

écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la

politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du

Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.

Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le

paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l'industrie

agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel

il le tue, on lui dit de s'endetter il s'endette, on lui dit de pulvériser il

pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite... Finies les jacqueries!

Jean, la Commune n'en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui

passe. Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ? Elle voulait le

peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé

quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé

quand il tombe malade... Ici on massacre l'Ecole laïque, on lui préfère le

curé, on cherche l'excellence comme on chercherait des pépites de hasards,

on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir

et de la culture partagés...

Jean, je te quitte, pardon de t'avoir dérangé, mais mon pays se perd et

comme toi j'aime cette France, je l'aime ruisselante de rage et de fatigue,

j'aime sa voix rauque de trop de luttes, je l'aime intransigeante, exigeante,

je l'aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte

de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur,

quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle

donne d'elle même pour le plus pauvre qu'elle, quand elle s'appelle en 54

par temps d'hiver, ou en 40 à l'approche de l'été. Je l'aime quand elle

devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les

autres suivront, quand elle ne se compare qu'à elle même et puise sa

morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts...

Jean, je voudrais tellement t'annoncer de bonnes nouvelles au mois de

mai...

Je t'embrasse.

Philippe Torreton

P.S. : Il y a un copain chanteur du Président de la République qui reprend du service dans la grande entreprise de racolage en tout genre et qui chante à ta manière une chanson en ton honneur. N’écoute pas, c'est à gerber.

 

Par Yannick Racapé - Publié dans : Société
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 12:56

link     Roosevelt2012 Collectif

link     Chronique Caroline Fourest France inter

Tous les goûts sont dans la campagne

LE MONDE | 13.04.2012 à 14h37

Par Caroline Fourest

 

A chaque élection, des citoyens se disent "déçus" par la campagne, qui ne correspond pas à leurs "attentes". Une déception parfois invoquée pour ne pas voter. Cette posture est à la fois injuste et naïve. On la trouve, paradoxalement, chez ceux qui idéalisent le vote et la démocratie. Comme s'il s'agissait d'élire le père ou la mère de la Nation idéale, voire un quasi-Dieu.

Mieux vaut se désinscrire tout de suite des listes électorales. Car le "Dieu" politique n'existe pas. Nous ne votons pas pour le candidat parfait, mais pour le moins imparfait. Au regard de l'époque et des enjeux du moment. Mais voilà bien le drame. Ceux qui s'annoncent sont immenses. Ils semblent exiger des qualités héroïques, voire des super-pouvoirs qui n'existent chez aucun être seul.

Le vrai reproche que l'on peut faire à cette campagne, Jacques Attali a raison, est de minimiser le gouffre économique et l'urgence des solutions internationales et européennes. Parce qu'il s'agit de mauvaises nouvelles et qu'elles échappent au seul vote français.

Nous avons parlé de la crise et de la dette, plus qu'à n'importe quelle autre élection. Rarement les journalistes économiques ont occupé une telle place : celle d'un rappel salutaire à l'ordre, au graphique et au chiffrage. Mais nous sommes encore loin du compte. A l'image de deux manifestes en cours - "Roosevelt 2012" et celui pour une "Euro-fédération solidaire et démocratique" -, nous ressentons la nécessité d'un "New Deal", d'un plan de redressement d'une ambition rare, qui secoue tous les leviers, tout en distribuant l'effort et les richesses. Mais Roosevelt est mort, et il faut bien élire un vivant... Si possible un médecin. A qui nous ferons confiance pour opérer. Encercler la tumeur sans charcuter. Préserver les fonctions vitales tout en relançant la circulation sanguine. Le scalpel étant sculpté par nos votes.

Ceux qui disent ne pas trouver leur bonheur parmi les outils sur la table sont de mauvaise foi. Peu de démocraties peuvent se vanter d'aligner un tel nuancier. Dix candidats allant du bleu foncé au rouge vif en passant par le vert, le blanc et l'orange. Dix réglages possibles.

Des enveloppes bleues

Ethno-nationaliste-autoritaire ou souveraino-gaullien, américano ou communisto-compatible, europhile ou europhobe, germano-suiviste ou germano-sceptique, antilibéral ou anticapitaliste, républicain révolutionnaire ou révolutionnaire post-démocratique. Des candidats raisonnables mais timides, d'autres vibrants mais démagogues. Nous avons même des candidats antiparlementaristes, voire hostiles à l'élection présidentielle. Des "ni ni", qui n'aiment ni les uns ni les autres. D'autres qui se présentent uniquement pour préparer le troisième tour social. Et pour ceux qui trouvent ces débats encore trop terrestres ou la crise trop grave, il y en a un qui prépare la fuite vers Mars.

C'est dire si tous les goûts sont dans la nature, ou plutôt dans cette campagne. Il n'y a donc aucune excuse pour aller aux champignons le jour du vote. Et toutes les raisons de se rappeler qu'ailleurs certains versent du sang pour pouvoir voter librement et avoir un jour le doigt bleu. Les électeurs français n'auront pas besoin du même courage. Des enveloppes bleues les attendent, au chaud, devant l'isoloir.

 

Caroline Fourest

Par Yannick Racapé - Publié dans : Société
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 10:57

A écouter et enregistrer trois entretiens d'une heure avec Raymond Aubrac sur France Inter Emission "Le grand Entretien" de François Busnel.

 

http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-hommage-a-raymond-aubrac-i
http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-hommage-a-raymond-aubrac-ii
http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-hommage-a-raymond-aubrac-iii

 

Raymond et Lucie Aubrac

Source http://itinerairesdecitoyennete.org/journees/22_oct/index.php?page=aubrac

Lucie et Raymond Aubrac sont deux grandes figures de la Résistance.
Raymond Samuel est né en 1914 à Vesoul et Lucie Bernard en juin 1912 près de Mâcon. Raymond est ingénieur et Lucie professeur d'histoire lorsqu'ils se marient en 1939 à Dijon. Ils militent activement contre la montée du fascisme, et tous deux s'engagent dès 1940 dans la Résistance : ils font paraître, aux côtés d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie, le journal clandestin Libération, et constituent le noyau de Libération –sud, (en région lyonnaise), l'un des premiers mouvements de résistance. C'est alors qu'ils adoptent le pseudonyme d'Aubrac qu'ils conserveront toute leur vie. En 1943, Raymond Aubrac fait partie de l'état-major de l' Armée secrète . Arrêté une première fois, à la mi mars, avec plusieurs de ses compagnons, Lucie organise une première évasion. Raymond Aubrac est décédé le 10 avril 2012.

Le 21 juin 1943, Raymond est à nouveau arrêté, cette fois par Klaus Barbie à Caluire, près de Lyon, lors d'une réunion avec Jean Moulin, le chef du Conseil National de la Résistance ( CNR ). Emprisonné à Monluc, il est libéré quatre mois plus tard   par un groupe franc dirigé par Lucie, au cours d'une opération commando qu'elle organise alors qu'elle est enceinte de leur second enfant. Raymond et Lucie Aubrac, pourchassés par la gestapo entrent alors dans la clandestinité. Ils rejoignent Londres, en février 1944, avant de gagner Alger où Lucie devient représente Libération-Sud à l'Assemblée consultative provisoire.
À la Libération, Raymond Aubrac est nommé commissaire de la République (préfet) à Marseille. Lucie reprend son   poste d'enseignante. Tous deux poursuivent leur engagement militant. Grands officiers de la légion d'honneur, les époux Aubrac n'ont jamais cessé de poursuivre leur engagement de Résistants. Lucie Aubrac s'est éteinte le 14 mars 2007. Quelques mois plus tôt, elle témoignait encore avec vigueur dans les lycées de toute la France, où elle communiquait aux jeunes les valeurs de la Résistance et la nécessité de s'engager, aujourd'hui comme hier, selon sa formule : « Résister se conjugue au présent ».

A lire :

AUBRAC Lucie, Ils partiront dans l'ivresse , 1984, Editions du Seuil
AUBRAC Lucie, La Résistance expliquée à mes petits enfants, 2000, Editions du Seuil

A voir :

Lucie Aubrac, un film réalisé par Claude Berry en 1997

 

http://itinerairesdecitoyennete.org/

Par Yannick Racapé - Publié dans : Société
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