Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:07
ATD Quart Monde

Un livre pour tous les citoyens curieux de comprendre les grandes questions qui agitent nos sociétés, au-delà des apparences et des discours faciles. Cette nouvelle version entièrement mise à jour et augmentée permet de démonter point par point une centaine d’idées reçues sur la pauvreté.

 

ATD Quart Monde a gagné en 2016 une bataille menée depuis sept ans : la précarité sociale est devenue un critère de discrimination dans la législation française. Ce petit manuel de désintox y a notamment contribué, mais il reste encore beaucoup à faire pour combattre les préjugés, décrypter les mécanismes à l’œuvre et proposer des alternatives.

Plus la crise économique et sociale s’accentue, plus les idées reçues sur les pauvres se répandent. Plus cette crise est présentée comme une catastrophe naturelle, plus ils sont convoqués au tribunal de l’opinion publique : s’ils sont pauvres, ce serait « de leur faute ». « S’ils sont à la rue c’est qu’ils l’ont choisi » ; « La vraie vie, ce n’est pas l’assistance, c’est la réussite des plus aptes » ; « D’ailleurs, s’ils voulaient vraiment chercher du travail, ils en trouveraient »…

Élaboré pour être accessible à un large public et intégralement mis à jour, ce manuel déconstruit des préjugés actuels et répond à 117 idées reçues dont une trentaine inédite. De nouveaux éclairages et des points de vue continuent d’en faire un outil indispensable pour combattre la pauvreté et l’exclusion. Chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l’appui, ce livre montre que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits avérés mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère.

 

Extrait de la préface par Costa-Gavras)

L’humiliation est une chose insupportable

Ma mère me disait souvent : « N’oublie jamais que ceux qui sont repus ne croient pas ceux qui ont faim. » Nous sommes des millions à être repus dans le monde et nous tournons le dos à ceux qui connaissent la précarité et la pauvreté. Ce livre décrit en détail tous ces moments auxquels nous leur tournons le dos et les arguments erronés que nous utilisons.

Avant de réfléchir à la manière dont on peut aider à changer la situation d’une personne, il faut commencer par la respecter et par respecter ses besoins. C’est le premier pas, le plus important et celui que l’on fait rarement. C’est à ce respect qu’invite ce livre, de manière détaillée et surprenante par tout ce qu’on y apprend. Lorsque je l’ai lu, j’ai été surpris et bouleversé.

Notre incapacité personnelle à changer les choses et à résoudre les difficultés qu’affrontent les pauvres nous rend très négatifs, sinon méchants. Se retourner contre eux devient alors comme une consolation. « Ce n’est pas de notre faute, c’est de leur faute à eux », pensons-nous. Il faut au contraire sortir de cette logique qui est très humaine mais erronée. C’est pour cela que je parle avant tout de respect inconditionnel. De ce respect peuvent découler beaucoup de choses.

Dans mon enfance, j’ai vécu des choses très dures. Mon père était engagé pendant la guerre avec le Front de libération nationale fondé par le parti communiste. Quand la monarchie est revenue en Grèce après-guerre, les gens qui faisaient partie de la petite classe moyenne comme nous ont perdu leur travail. J’étais alors adolescent, je prenais conscience de la vie et des choses. J’ai ressenti tout le mépris et le rejet que ma famille suscitait, comme si les gens nous disaient : « Laissez-nous en paix, dans notre tranquillité de repus », même des gens à qui nous ne demandions rien.
La pire chose que les pauvres doivent ressentir, en dehors des manques matériels, c’est certainement l’humiliation. Le mépris que l’on vous porte pour une situation que vous n’avez pas choisie est une chose insupportable.

Repost 0
Published by Yannick Racapé - dans Société
commenter cet article
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 12:53

Danielle Messia auteure et créatrice de la chanson "de la main gauche"

Repost 0
Published by Yannick Racapé - dans Chanson
commenter cet article
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 20:27
Repost 0
Published by Yannick Racapé - dans Chanson
commenter cet article
2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 10:35
Repost 0
Published by Yannick Racapé - dans Chanson
commenter cet article
1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 21:13
Repost 0
Published by Yannick Racapé - dans Chanson
commenter cet article
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 13:51
Repost 0
Published by Yannick Racapé - dans Chanson
commenter cet article
27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 18:01

Faire des signes envolés, exportés ou importés du plus haut des souvenirs du vent, des lettres, puis des mots, puis des phrases, des paragraphes entiers pourquoi pas ? et pourquoi pas des idées jetées là sur le clavier pour dire le temps et les choses en voyelles qu’on sonne ?

 

En veines épaisses, « je me souviens » « je te rappelle » bruissent en doux et ruisselants murmures, murmurer, murs murés à tapir les pensées, y voir si j’y suis encore un peu, si les images inscrites depuis les ans nés de mon éveil, derrières et loin derrières les paupières closes, quelque part entre naissance et présent, si les images magasinées  et emmagasinées entre cortex et gore-tex® délivreront encore quelques messages oubliés sur les chemins de grandes et de petites randonnées, sur la route semée au gré des humeurs et des pluies passagères de quelques jalons marqués de mémoire.

 

En strates sur et sous terre, les veines vibrent d’appels à  pioleter patiemment mais sûrement, soustrayant ainsi aux froidures de l’absence mottes et mots, les proposant aux chauds rayons d’un jour nouveau assoiffé de modeler , remodeler les parenthèses de l’histoire banale du "tous les jours".

 

Mines d’hors, hors la terre, hors les murs, hors le temps, hors d’âge, hors dieu, hors bi (et bien sûr urbi), hors sources, hors lignes, hors abonnement, hors contrainte, hors pailleur, hors ni thorynque, hors et navant, hors rible, hors tension et hors tensia, hors eille et hors bitte (d'arrimage je craque), hors hâteur, hors ang-outang, hors chidée, hors dinateur, hors donnateur, hors fraie, hors frais, agios, adaggio, et caetera…

 

Or, c’est en cherchant le filon, la truffe sur la lise en quête d’arômes passés, de parfums musqués d’émotions que renaissent avec parcimonie et un peu de chance des bribes, des brimborions peut-être, vagues silences bruissant à l’insu de mon plein gré, et affleurent, et résonnent dans ma tête en langues étranges, divorces du passé, oral à rebattre, à malaxer et ordonner (hors données) au pétrin des idées sans illusion mais avec appétit.

 

La soupe est prête maintenant, le dîner est servi, cuit à point nommé dans marmites et poêlons, faim d’alcools imaginaires et de chairs dégrossies, bonne chère à la fois tendre et douloureuse parfois, drôle et drôlesse, menu plaisir d’écrire je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, on excepte pas du tout en effeuillant ou plutôt en épétalant le capitule de cette marguerite d’amour entre nous ... et hors le vent.

                                              

                                                                                  YR 27/01/2017

Image trouvée sur le net

Image trouvée sur le net

Repost 0
Published by Yannick Racapé - dans A perdre alène
commenter cet article
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 18:52
Une vie de chien
Repost 0
Published by Yannick Racapé - dans Et si demain...
commenter cet article
9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 11:36

Où peuvent être, loin, les amants de la colline? Partis sur quels désirs, vers quelle aurore.

Le nid défait, draps de lettres déchirés, le vide s’est installé, non pas le vide mais signes envolés de peaux tièdes et moites.

Ainsi dirent les adieux, nos amours, fruit de passion, terreur du rien, du trop ou trop peu, rires suintants d’attachements, d’évitements subtils.

 

La couche désertée libère les mots aux vents, mots échappent et volent, âpres oiseaux de bien, oiseaux d’humaine préférence. Lettres enchevêtrées dont il ne reste que traces d’espérance de mots, de dires au ciel de la colline, au ciel du nid. Les souffles nouveaux volent vers d’autres lieux ou d’autres cieux  sur la flamme phylactère des pensées secrètes qui, un jour peut-être, écriront le livre de vie. Les caractères s’étirent tels au réveil les corps endoloris de sommeil ou de folie lacés. Vols de lignes, chants de signes lourdement répercutés, les ailes de pensées battent rauques l’air de rien, l’envie de tout conter.

 

Des siècles de temps furent nécessaires pour qu’un jour pourtant, sur le papier couché, l’histoire reprenne un sens et qu’un nouveau testament berce les imaginaires de mélodies nouvelles.

Ainsi naissent au présent arias et ritournelles.

 

Ainsi naissent les  idées dans le courant, prenant au passage les émotions, les modelant, les sculptant, les chantant et les livrent en pages griffées d’incertitudes et de vouloir.

 

Petit Cordonnier, s’en est allé céder la place aux heures nouvelles d’autres corps, pour d’autres histoires, d’autres instants.

 

                                                           YR (05/01/2017)

Repost 0
Published by Yannick Racapé - dans A perdre alène
commenter cet article
5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 10:29

Charlie Hebdo N°1272 du 07/12/2016 / Sous la plume de Guillaume Erner (Charlie et France Culture).

Guillaume Erner cite un extrait d'un texte de Bertold  Brecht:

"Le gouvernement estime que le peuple a trahi la confiance du régime et devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités. A ce stade, ne serait-il pas plus simple de dissoudre le peuple et d'en élire un autre?"

Repost 0
Published by Yannick Racapé - dans Paroles
commenter cet article

Présentation

  • : le blog orgue-et-douce-barbarie
  •   le blog orgue-et-douce-barbarie
  • : Parleur de tout et de riens. Parleur du jour qui se raconte avec les mots du jeu dit, du sous entendu. De la musique, des sons, des virgules qui ponctuent les secondes, parleur des formes et du lendemain... Si les mots vous semblent d'intérêt, n'hésitez pas à diffuser. Merci
  • Contact

Recherche